Les quatre cuvées d'Oikos Antalis ont un point commun : elles sont faites à 100 % de Koroneiki. Cette petite olive du Péloponnèse est la variété la plus plantée de Grèce, et l'une des plus recherchées par ceux qui aiment les huiles vertes, amères et poivrées. Voici ce qui la rend si particulière, et pourquoi elle donne quatre huiles si différentes selon l'oliveraie.
Une olive née dans le Péloponnèse
La Koroneiki doit son nom à Koroni, un village de Messénie, au sud-ouest du Péloponnèse, à quelques dizaines de kilomètres de nos domaines d'Ilia. Elle est cultivée dans la région depuis l'Antiquité et s'est répandue dans tout le sud de la Grèce, en Crète et jusqu'en Australie ou en Californie, où elle est plantée pour la qualité de son huile.
Petite olive, grande huile
Le fruit est minuscule : à peine plus d'un gramme, bien loin des grosses olives de table. Il faut donc beaucoup d'olives, et beaucoup de travail à la main, pour remplir un flacon. En échange, la Koroneiki est généreuse en huile et surtout très riche en polyphénols, les antioxydants naturels qui donnent l'amertume et l'ardence en gorge.
- Polyphénols élevés. Nos analyses de la récolte 2026 donnent 424 mg/kg pour Skourochori et 359 mg/kg pour Agios Ilias, bien au-dessus du seuil européen de 250 mg/kg qui autorise l'allégation santé sur les polyphénols.
- Riche en acide oléique. C'est l'acide gras mono-insaturé caractéristique des grandes huiles d'olive, qui contribue aussi à leur bonne tenue dans le temps.
- Robuste. L'arbre supporte la sécheresse et le vent, ce qui en fait une variété adaptée aux collines sèches de l'Ilia, sans irrigation intensive.
Le goût de la Koroneiki
Récoltée tôt, encore verte, la Koroneiki donne une huile au fruité vert intense : herbe coupée, feuille de tomate, artichaut, amande verte. En bouche, l'amertume est franche et l'ardence poivrée arrive en fin de gorge. Ce n'est pas un défaut : c'est la signature des polyphénols et de la fraîcheur, celle que recherchent les jurys des concours.
Une seule variété, quatre caractères
Si la variété est la même, pourquoi nos quatre cuvées ont-elles des goûts si différents ? Parce que, comme pour un vin, le terroir, l'âge des arbres et la date de récolte changent tout.
- Skourochori : des oliviers de 250 ans et plus, sur une colline face à la mer Ionienne. La cuvée la plus intense, aux notes de fenouil, d'anis et de tomate.
- Agios Ilias : une terre noire riche en fossiles marins, à 700 mètres de la mer. Un fruité vert équilibré, aux notes de roquette.
- Paliovarvassena : de jeunes oliviers dans une prairie face à Olympie, entre un ruisseau et des orangers. La plus délicate, sur l'anis, le fenouil et les herbes.
- Myrtia : notre nouveau domaine, à deux kilomètres de la mer. Sa première cuvée arrive avec la prochaine récolte.
Comment nous la travaillons
Pour garder tout ce que la Koroneiki a de meilleur, nous la récoltons à la main au début d'octobre, nous en extrayons l'huile à froid le jour même et nous faisons analyser chaque cuvée par un laboratoire indépendant. Les résultats sont publiés sur notre page Analyses.
Questions fréquentes
La Koroneiki est-elle une bonne huile pour cuisiner ?
Oui. Sa richesse en polyphénols et en acide oléique la rend stable à la chaleur pour une cuisson douce. Mais c'est crue, en filet sur un plat, qu'elle exprime le mieux son fruité.
Pourquoi l'huile de Koroneiki pique-t-elle en gorge ?
Ce picotement vient de l'oléocanthal, un polyphénol abondant dans les olives récoltées tôt. Plus il est présent, plus l'huile est fraîche.
Découvrez nos quatre cuvées de Koroneiki, ou lisez notre article sur les polyphénols.