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The journal

Huile d'olive dans les purées de bébé : ce que disent les recommandations


Bol de purée de courgette avec un filet d'huile d'olive vierge extra et une cuillère pour bébé

Entre 4 et 6 mois, la cuillère remplace peu à peu le biberon ou le sein, et une question revient dans beaucoup de familles : faut-il mettre de l'huile dans les purées de bébé ? La réponse des autorités de santé françaises est claire, et elle surprend souvent les parents habitués à « alléger » leur propre assiette. Voici ce que disent les textes officiels, comment s'y prendre concrètement, et quelle place donner à l'huile d'olive vierge extra.

Ce que disent les recommandations officielles

Les tout-petits ont besoin de matières grasses

En 2020, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a révisé les repères alimentaires des enfants de 0 à 36 mois. Son avis du 30 juin 2020 rappelle que l'enfant de moins de 3 ans a un besoin en lipides plus élevé que celui de l'adulte, et que ces matières grasses sont souvent trop peu consommées à cet âge alors qu'elles sont indispensables. Tant que le lait (maternel ou infantile) assure l'essentiel des apports, il fournit ces lipides. À mesure que les quantités de lait diminuent, ils doivent venir de l'alimentation solide.

La brochure grand public de Santé publique France, Pas à pas, votre enfant mange comme un grand, le dit en une phrase : « Les enfants de moins de 3 ans ont des besoins importants en lipides ». Elle précise aussi que les produits laitiers demi-écrémés, écrémés ou à 0 % ne sont pas adaptés aux nourrissons.

Combien, et quand ?

Le HCSP donne un repère simple : 1 cuillère à café d'huile au repas dès le début de la diversification, puis 1 à 2 cuillères à café d'huile (ou une noisette de beurre) à chaque repas, en ajustant selon la baisse des apports en lait. Une cuillère à café correspond à 5 ml, comme le rappelle Santé.fr.

Côté calendrier, les deux références convergent. La brochure de Santé publique France indique qu'on peut commencer « à partir de 4 mois ou un peu plus tard », et la société européenne de gastroentérologie, hépatologie et nutrition pédiatriques (ESPGHAN) recommande, dans sa prise de position de 2017, de ne pas introduire d'aliments complémentaires avant 4 mois ni de retarder cette étape au-delà de 6 mois. L'ESPGHAN ajoute qu'il ne faut ajouter ni sucre ni sel aux aliments de bébé, et Santé publique France demande de ne pas saler jusqu'à 3 ans.

Quelles huiles choisir ?

Le HCSP recommande de privilégier les huiles de colza et de noix, riches en acide alpha-linolénique (un oméga 3), ainsi que l'huile d'olive, plutôt que les huiles pauvres en ce même acide gras comme le tournesol ou l'arachide. La brochure de Santé publique France résume : « plutôt de l'huile, en variant huile de colza, de noix et d'olive », avec de temps en temps un peu de beurre.

Soyons précis : l'huile d'olive contient peu d'oméga 3. Elle ne remplace donc pas le colza ou la noix, elle s'ajoute à eux dans une rotation. Ce qu'elle apporte surtout, c'est de l'acide oléique, un acide gras mono-insaturé, et un goût. Pour l'anecdote, l'acide oléique est aussi l'un des principaux acides gras du lait maternel : une étude espagnole publiée en 2019 dans Nutrients l'a mesuré autour de 44 % des acides gras du lait mature analysé.

Les bons gestes au quotidien

Ajouter l'huile crue, au dernier moment

Santé publique France conseille d'ajouter les matières grasses crues, après la cuisson et le mixage de la purée, ou dans les petits pots s'ils n'en contiennent pas déjà. C'est aussi la façon la plus simple de garder intact le goût d'une huile vierge extra. Un geste pratique consiste à mesurer la cuillère à café à part, puis à la mélanger à la portion servie, plutôt que de verser l'huile « à l'œil » dans la casserole.

Faire tourner les huiles

Une organisation simple : un flacon de colza, un de noix et un d'olive, utilisés à tour de rôle d'un repas ou d'un jour à l'autre. Le beurre reste ponctuel.

Penser au goût

Une huile d'olive vierge extra a un vrai caractère : un fruité, parfois de l'amertume et du piquant. C'est une occasion de faire découvrir une saveur, pas un défaut. Pour les premières cuillères, une huile au profil équilibré, comme notre cuvée Agios Ilias (ronde, notes de fruit vert), se glisse facilement dans une purée de courgette ou de patate douce. Les huiles plus intenses trouveront leur place plus tard, sur les légumes de la famille. Pour bien conserver un flacon entamé, nos conseils sont dans cet article sur la conservation.

Et chez Oikos Antalis ?

Quand une huile finit dans l'assiette d'un nourrisson, on regarde d'abord ce qu'elle ne contient pas. Pour les aliments destinés aux bébés, la directive européenne 2006/125/CE (article 7) fixe une limite de 0,01 mg/kg par pesticide ; une huile de table, elle, relève des limites générales applicables à tous les aliments. Chez Oikos Antalis, l'analyse multirésidus réalisée début 2026 sur la cuvée 2026, issue de la récolte 2025, n'a détecté aucun résidu de pesticide dans nos cuvées Skourochori et Agios Ilias. Côté fraîcheur, la loi autorise jusqu'à 0,8 % d'acidité libre pour une huile vierge extra : sur cette même cuvée 2026, notre cuvée Skourochori mesure 0,33 % et notre cuvée Agios Ilias 0,42 %. Nos olives Koroneiki sont récoltées à la main début octobre et extraites à froid le jour même, et chaque cuvée vient d'une seule oliveraie, jamais assemblée. Enfin, aucune règle n'oblige un producteur à rendre publiques ses analyses de laboratoire, et la plupart des bouteilles du commerce n'en montrent aucune : nous publions les nôtres, bulletin par bulletin, sur notre page analyses.

En résumé

Pour les autorités de santé, l'huile n'est pas un extra dans les purées de bébé, c'est un apport à prévoir : une cuillère à café par repas dès le début de la diversification, puis une à deux, ajoutée crue, sans sel, en alternant colza, noix et olive. L'huile d'olive vierge extra y a toute sa place, à condition de la choisir pour sa fraîcheur et sa traçabilité. Pour aller plus loin sur les quantités au quotidien chez l'adulte, lisez l'huile d'olive au quotidien : cru, cuisson, dose, ou découvrez tous nos flacons.

Ces informations sont d'ordre général et ne remplacent pas un avis médical. Pour toute question sur l'alimentation de votre enfant, parlez-en à votre pédiatre ou à votre médecin.

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